mercredi 30 avril 2014

Traité transatlantique : la grande menace


Emission "Les chroniques de la vieille Europe"
Radio Courtoisie 30 avril 2014

Sur le Traité transatlantique - 43'44"

Transcription de la lettre lue en fin d'émission

Mars 1917 : un banquier américain révèle les véritables causes de la guerre 14-18

À l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, le Musée des Lettres et Manuscrits présente l’exposition « Entre les lignes et les tranchées – Lettres, carnets et photographies – 1914-1918 ». Plus de 100 documents exceptionnels, dont un grand nombre d’inédits, seront dévoilé afin de révéler aux visiteurs les véritables clés de la Grande Guerre. Voici l'extrait d'un entretien d’un banquier américain qui avait tenu à rester anonyme, expliquant la guerre dans la revue Les Annales du 25 mars 1917. L'entretien est terrifiant ! 


« Je pourrais vous confier que lorsqu'un peuple est sur le point de se sentir trop riche, une guerre est nécessaire pour l'arracher à la tentation du bonheur. Mais les idées abstraites ne sont pas de mon fait. Je ne connais que les chiffres. J'ignore La Fayette. J'ignore si l'Allemagne attaqua la première. De l'histoire, je ne retiens que la statistique. Je sais une chose, c'est que la Grande Guerre a quintuplé le chiffre de nos affaires, décuplé nos bénéfices et tout ce trafic magnifique, nous l'avons opéré avec les Alliés. Nous nous sommes enrichis en vous procurant du coton, de la laine, de la viande, de l'acier, des obus, du blé, du cuir, des souliers, des mitrailleuses, des chevaux, des automobiles, des produits chimiques. Nos actions d'aciéries, telles que la Bethleem, ont monté en six mois de 600 %. Nos poudreries, telles que l'usine Dupont, distribuent des dividendes de 110 %. Le moindre de nos débardeurs ne travaille pas à moins d'un salaire de 35 francs par jour. C'est vous qui soldez. Tout ce qu'on pouvait vous vendre, nous vous l'avons vendu. Vous nous avez payé partie en or. Notre stock or dépasse aujourd'hui le stock or de tous les Alliés réunis. Mais vous nous avez payé aussi avec du papier. Or, vos traites ne vaudront que ce que vaudra votre victoire. Il faut que vous soyez victorieux à tout prix pour faire face à vos engagements. Je vois plus loin encore. Il vous faudra reconstruire tout ce qui fut détruit. Cet argent que nous avons gagné sur vous, nous vous le prêterons pour relever vos villes, pour rebâtir vos fabriques, pour créer à nouveau votre existence économique. Un beau champ s'offre là pour nos placements futurs. Mais ce champ ne sera profitable que si vous triomphez avant l'épuisement complet. Voilà pourquoi nous voulons votre victoire rapide. L'Union vous aidera. Nous sommes derrière Wilson. Les rois eux-mêmes sont nos esclaves. Nous voulons la guerre ne serait-ce que pour protéger la flotte marchande anglaise dont la moitié du capital est yankee. Nous vous aiderons plus encore que vous ne pensez. Nous enverrons des volontaires, nous voterons le service militaire obligatoire, nous augmenterons encore notre production en obus, en canons, nous prendrons part, s'il le faut, à la lutte continentale. Tous nos citoyens marcheront. L'Union n'est-elle pas déjà une gigantesque armée civile, exercée, assouplie, soumise de longue date à la rigoureuse discipline du trust ? De cette armée, nous sommes les chefs. Vous comprenez maintenant pourquoi la guerre est inévitable ? Les luttes entre peuples ? Mais c’est le seul moyen que nous avons de régler de trop lourdes différences en banque ! La Grande Guerre ? Guerre des tarifs, la nécessité d’un traité douanier avantageux, l’espoir d’une expansion économique nouvelle ! Plus encore que le Kaiser, ce sont les banques de Berlin qui ont voulu la guerre ! ».

Extrait de La revue Les Annales, numéro 1761, datée du 25 mars 1917. Visible dans le cadre de l’exposition « Entre les Lignes et les tranchées » au Musée des Lettres et Manuscrits à Paris. Du 9 avril au 31 août 2014.

Source internet, le lien ici : Blog Eléments



mardi 8 avril 2014

Entretien avec Alain de Benoist pour "la Voce del Ribelle"

"La nostalgie du futur"


Observation :  Un mauvais son pendant les 5 premières minutes de l'entretien 

AdB pour "La Voce del Ribelle" - 1ère partie (30')


AdB pour "La Voce del Ribelle" - 2ème partie (32')



Analyse des élections municipales

La France change mais sans changement

AdB sur les élections municipales 2014 (5'52")

Entretien avec Alain de Benoist pour E&R Aquitaine

En page "AUDIOVISUEL"



Entretien avec Alain de Benoist 
accordé pour ER Aquitaine, enregistré en février 2014.


Entretien avec AdB ER Aquitaine - 1ère partie - (52'39")

Entretien avec AdB ER Aquitaine - 2ème partie - (56'09")

Entretien avec AdB ER Aquitaine - 3ème partie - (36'05")


La "société civile", tarte à la crème des temps modernes...

En page "SOCIÉTÉ"
Le texte disponible en PDF ici : La "société civile", tarte à la crème...



lundi 7 avril 2014

Entretien sur le socialisme français

En page "AUDIOVISUEL"



Pour Kontre Kulture, le philosophe et écrivain Alain de Benoist revient sur le socialisme français de la fin du XIXème siècle. Il explique quand se sont constitués les syndicats, quels étaient les différents courants et présente les théoriciens du socialisme Georges Sorel et Édouard Berth. Il revient également sur l’aventure du Cercle Proudhon, qui a réuni des syndicalistes révolutionnaires et des monarchistes de l’Action française.

Publié le 4 avril 2014 sur le site de "Egalité et Réconciliation" le lien : ICI

AdB - Entretien sur le socialisme - 1ère partie (19'32")

AdB - Entretien sur le socialisme - 2ème partie (24'11")


dimanche 23 mars 2014

Sur les événements en Crimée

En page "AUDIOVISUEL"


Entretien avec Alain de Benoist
Sur Radio Iran francophone

Sur la Crimée, 22-03-2014 (07'00")

Simferopol en Crimée le soir du référendum où 97 % des 83 % de la population 
se sont prononcés pour un rattachement de la Crimée à la Russie.

samedi 22 mars 2014

La 4ème théorie politique

En page "AUDIOVISUEL"


Intervention d'Alain de Benoist réalisée dans le cadre d'une conférence d'Alexandre Douguine présentant "la 4ème théorie politique" pour l'agence russe d'information internationale "RIA Novosti", le 5 mars 2014. 

La 4ème théorie politique - AdB - 

TRANSCRIPTION :

(...)
"Je crois qu'Alexandre Douguine avec cette idée de "quatrième théorie politique" a découvert une piste très intéressante a explorer. 

Lorsque l'on regarde l'histoire des derniers siècles écoulés, on voit que chacun des derniers siècles a, en quelque sorte, inventé une idéologie dominante, au 18ème siècle, c'était le libéralisme, au 19ème siècle, c'était les différentes formes de socialismes, et puis dans la première partie du 20ème siècle, il y a eu différentes formes de fascismes. 

Donc la question est de savoir quelle sera l'idéologie la plus cohérente pour le 21ème siècle.

LES THÉORIES POLITIQUES

Lorsqu'on regarde les idéologies précédentes, on s'aperçoit que celles qui étaient apparues le plus récemment - les fascismes - sont aussi celles qui ont disparu également le plus tôt, elles sont mortes de la guerre, même s'il subsiste des petits restes marginaux. 
La plus ancienne, qui est le libéralisme, continue à étendre son emprise sur un grande partie du monde parce qu'elle a trouvé des relais, à la fois dans un système fondé sur l'efficacité économique et d'un point de vue plus géopolitique, sur la puissance occidentale en générale et américaine en particulier.

UNE RÉPONSE ET UN SUJET HISTORIQUES

Lorsque l'on regarde encore une fois ces différentes idéologies, on s'aperçoit qu'elles avaient toutes privilégié un "sujet historique": la bourgeoisie dans le cas du libéralisme, le prolétariat dans le cas du communisme ou du socialisme, mais on voit aussi que ces idéologies se sont formées en "réponse" à une configuration générale du monde qui était propre à l'époque où elles sont apparues. 

Et par conséquent si l'on s'interroge sur la "4ème théorie politique", il faut à la fois essayer d'en déterminer le sujet historique, et d'autre part de savoir quelle type de réponse cette théorie peut apporter dans le monde dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui.

LA 4ème THÉORIE POLITIQUE

Mon sentiment personnel, c'est que le sujet historique, ce sont les peuples, les peuples de la terre, aujourd'hui menacés par une idéologie que j'ai appelé personnellement "l'idéologie du même", c'est à dire visée que toutes les cultures doivent devenir identiques, que les modes de vie particuliers, les valeurs partagées, les cultures populaires, les traditions, doivent disparaître au profit d'un modèle unique, avec une gouvernance mondiale et la domination des plus puissants sur un ordre unipolaire. Par conséquent, la "4ème théorie politique" c'est déjà celle qui affirme la nécessité de respecter la diversité et de mettre en place un véritable monde multipolaire, en opposition au monde unipolaire.

Alexandre Douguine disait tout à l'heure que la Russie est à l'avant garde de cette "4ème théorie politique", et je suis entièrement d'accord avec lui. je pense que la Russie qui est redevenue la grande puissance qu'elle était, a aujourd'hui les moyens concrets, on l'a vu en différente occasion, à propos de la crise syrienne par exemple, de redonner au monde la possibilité de redevenir multipolaire et d'opposer un coup d'arrêt à l'extension mondiale de cette idéologie du même. 


L'EUROPE ET LA RUSSIE

J'ajouterais qu'à mon sens il y a une complémentarité naturelle entre l'Europe d'un côté et la Russie. Le problème malheureusement aujourd'hui est que l'Europe est représentée par l' "Union Européenne", qui est quelque chose de très différent de l'Europe elle-même, et que cette "Union Européenne" ne cherche pas du tout à faire de l'Europe une puissance indépendante, mais à la transformer en un marché qui s'intégrerai dans une vaste zone de libre échange dominée évidemment par le monde anglo-saxon et plus particulièrement par les Etats Unis d'Amérique. 
Et la lutte entre ces deux grands modèles, que sont d'un côté le modèle occidental qui cherche à instaurer un marché planétaire et les peuples qui veulent rester eux-même, correspondant à la Russie, nous l'avons se déployer encore tout récemment dans l'affaire ukrainienne qui n'est d'ailleurs, évidemment pas terminée.

L'OPPOSITION ENTRE LA TERRE ET LA MER

Je terminerai en disant que l'affrontement entre ces deux modèles, unipolaire et multipolaire, fait  nécessairement une place très importante à un domaine qu'Alexandre Douguine connait bien, qui est le domaine de la géopolitique. Il y a de tous temps pour les géopoliticiens, une lutte permanente entre ce qu'ils appellent la puissance de la terre et la puissance de la mer. La puissance de la Mer, autrefois c'était l'Angleterre, aujourd'hui c'est de toute évidence les Etats unis d'Amérique et à l'inverse la puissance de la Terre, la puissance tellurique, c'est l'ensemble du continent eurasiatique. 
Et cette opposition entre la terre et la mer, elle peut se transposer en dehors du simple cadre géographique : la mer c'est l'absence de frontière, c'est la vague, c'est le flux et le reflux, tandis que la terre au contraire, c'est l'enracinement, la délimitation, la frontière protectrice... et donc l'opposition de la terre et de la mer c'est aussi l'opposition de ce qui est durable et de ce qui est éphémère, de ce qui est solide et de ce qui est liquide, de la politique et du commerce. 


Le sociologue Zygmunt Bauman dit que les sociétés occidentales vivent aujourd'hui dans une société liquide, c'est à dire dans une société où tout est transitoire, éphémère, où rien ne dure, ça c'est véritablement le monde liquide de la mer. Et puis le continent eurasiatique est l'empire du solide, du durable qui se bat pour que soient respectées ses libertés, ses identités et sa spécificité, et c'est cela qui se joue dans l'actualité, que ce soit en Syrie, en Ukraine ou ailleurs, d'une manière générale à l'échelle humaine du monde."

Alain de Benoist